Navré, mon cher Antonin, mais je ne rentre pas dans ton jeu.Même si je trouve ton angle d'attaque tout à fait d'actualité et fort à propos, je ne vais pas participer à ta campagne électorale.
Déjà que celle-là me gonfle...
Mais vois-tu je n'arrive pas à me mettre dans la tête qu'il puisse y avoir un pinard présidentiable. S'il y en a alors, pour ce qui me concerne, il change tous les jours tant je suis un zappeur de cave. D'ailleurs, à part Pompidou qui ne crachait pas sur le Cahors et qui en faisait volontiers la pub, l'aidant même à obtenir son appellation (en 1971, je crois, et puis pas le temps de vérifier...), hormis Chirac qui, comme tout visiteur assidu du Salon de l'Agriculture, ne devait pas cracher sur une lichette de Beaujolais pour accompagner l'andouillette du père Bobosse, encore moins sur un Muscadet pour noyer sa fine de claires de Marennes, à part ce deux-là donc... Non je ne vois pas. Ah si, le grand Charles qui aimait l'apéritif au Champagne (Drappier) en famille dans son salon feutré de La Boisserie. Sauf preuve du contraire, on ne peut pas dire que nos présidents aient été des pinardiers. Faudrait faire appel à un historien ou à un rat de bibliothèque tel Jacques Berthomeau !
Alors, histoire de participer, tout en m'amusant, je me suis établi une petite mission : si Sarko était un vin, lequel serait-il, et ainsi de suite. Aller, on y va. Et je vous fais grâce du trombinoscope. Je suis débordé en ce moment.
Eva Joly, que je ne déteste pas et dont l'accent est somme toute assez charmant, me fait penser à un beau magnum de Champagne que je vois très mûr, bien cuivré, genre 1996, agrémenté de petites rondeurs fruitées, de notes grillées, d'une suavité exquise... Un pinot meunier, par exemple, de la maison Michel Loriot.
Marine Le Pen me fait gerber, mais comme elle est franchouillarde et bien en chair, elle doit aimer les vins de comptoir. Malgré sa blondeur, je l'imagine en bouteille de gris de Boulaouane trônant à côté d'un plat de couscous sur une table où elle accueillerait quelques anciens militaires (ou descendants) de la guerre d'Algérie. Souvenirs, souvenirs...
Jean-Luc Mélanchon (ou Méluche) n'est pas forcément le méchant roquet qui parade dans les débats. Et comme son patrimoine est plutôt modeste (une résidence secondaire dans le Loiret), je le vois bien en Jasnières, capable qu'il est d'être acide et teigneux, avec des notes de chien mouillé en sus, pour devenir tendre et poétique par la suite.
Dominique de Vuillepin, me fait penser à un mec qui a de l'arrogance à revendre, mais qui, grâce à son aristocratique allure et à une certaine forme d'élégance ne se contente pas de peu. Je le vois en Madiran version chic, non pas version Brumont, mais plutôt version Crampilh (Marie et Bruno Oulié) qui, dans leurs « Vieilles Vignes », joue dans l'aristo paysan.
Nicolas Sarkozy ? Rien. Pas même un de ces délicieux Tokaji de Hongrie. Tiens, donnons lui un mousseux, de ceux que l'on gagne au tir à la foire du Trône.
François Hollande, fils d'une famille bourgeoise très à droite n'est pas contre le vin car il a été certainement bien fourni dès sa jeunesse dans les repas familiaux. Mais ce n'est pas un connaisseur, pas même un amateur. Pourtant, quand je le regarde il a un côté Bourguignon qui me fait penser à un Volnay soyeux du Marquis d'Angerville, un « Caillerets » dans un chaud millésime.
Bon, je sais qu'il y en a d'autres, mais je m'arrête-là car je sens que je ne passionne pas les foules avec mon petit exercice de transposition.
Michel Smith
Alors, histoire de participer, tout en m'amusant, je me suis établi une petite mission : si Sarko était un vin, lequel serait-il, et ainsi de suite. Aller, on y va. Et je vous fais grâce du trombinoscope. Je suis débordé en ce moment.
Eva Joly, que je ne déteste pas et dont l'accent est somme toute assez charmant, me fait penser à un beau magnum de Champagne que je vois très mûr, bien cuivré, genre 1996, agrémenté de petites rondeurs fruitées, de notes grillées, d'une suavité exquise... Un pinot meunier, par exemple, de la maison Michel Loriot.
Marine Le Pen me fait gerber, mais comme elle est franchouillarde et bien en chair, elle doit aimer les vins de comptoir. Malgré sa blondeur, je l'imagine en bouteille de gris de Boulaouane trônant à côté d'un plat de couscous sur une table où elle accueillerait quelques anciens militaires (ou descendants) de la guerre d'Algérie. Souvenirs, souvenirs...
Jean-Luc Mélanchon (ou Méluche) n'est pas forcément le méchant roquet qui parade dans les débats. Et comme son patrimoine est plutôt modeste (une résidence secondaire dans le Loiret), je le vois bien en Jasnières, capable qu'il est d'être acide et teigneux, avec des notes de chien mouillé en sus, pour devenir tendre et poétique par la suite.
Dominique de Vuillepin, me fait penser à un mec qui a de l'arrogance à revendre, mais qui, grâce à son aristocratique allure et à une certaine forme d'élégance ne se contente pas de peu. Je le vois en Madiran version chic, non pas version Brumont, mais plutôt version Crampilh (Marie et Bruno Oulié) qui, dans leurs « Vieilles Vignes », joue dans l'aristo paysan.
Nicolas Sarkozy ? Rien. Pas même un de ces délicieux Tokaji de Hongrie. Tiens, donnons lui un mousseux, de ceux que l'on gagne au tir à la foire du Trône.
François Hollande, fils d'une famille bourgeoise très à droite n'est pas contre le vin car il a été certainement bien fourni dès sa jeunesse dans les repas familiaux. Mais ce n'est pas un connaisseur, pas même un amateur. Pourtant, quand je le regarde il a un côté Bourguignon qui me fait penser à un Volnay soyeux du Marquis d'Angerville, un « Caillerets » dans un chaud millésime.
Bon, je sais qu'il y en a d'autres, mais je m'arrête-là car je sens que je ne passionne pas les foules avec mon petit exercice de transposition.
Michel Smith

Dagcar, Posté le jeudi 29 mars 2012 14:34
Sinatra est mon meilleur ami.