Je reprends dans ces pages le fil des Vendredis du Vin que j'avais délaissé pour cause de lassitude, de voyages et de tête ailleurs.
Une fois de plus le thème du mois tourne autour de LA Femme, vous savez notre "pire amie" pour nous les mecs. Le numéro de Septembre, est mis sous la houlette de Jacques Berthomeau, dont je vous invite à suivre les pérégrinations ICI MÊME. Ce dernier, de sa hauteur magnanime, préside les débats tout en imposant le sujet mensuel, son sujet : "Le Vin qui aimait les Femmes". Un sujet qui lui va comme un gant.
Tout un programme ! Et à nous de suer...

Bien évidemment, il n'y a pas de vins qui aiment les femmes, mais des femmes qui aiment le vin. J'en connais aussi des qui détestent le vin, mais celles-là, je ne les fréquente pas ! Cela étant dit, lorsque je suis en compagnie d'une dame, j'ai toujours l'impression d'imposer mes goûts en matière de vin. Là est mon défaut. Faute avouée étant paraît-il à moitié pardonnée, je la dirige droit vers le vin qui, à mes yeux, symbolise la tentation de l'amour, j'ai nommé le Champagne. Je sais c'est facile comme choix, mais je peux dévier, aller vers le Limoux ou le Cerdon rosés, choisir un bon Cava si je suis en Catalogne ou un Prosecco si je traverse les Alpes.
Ne me demandez surtout pas pourquoi, car je n'ai pas le temps de vous détailler les subtilités de mon arme secrète. En plus, ce n'est pas sûr qu'elle me donne à chaque fois satisfaction...
Pour boire le Champagne jusqu'au gouffre de l'ivresse, pour le conduire jusqu'au bord des lèvres pulpeuses de ma compagne et faire aimer le vin à LA Femme du moment, cet obscur objet du désir (ou du délire), je compte beaucoup sur un objet, le verre. Étrange ? Non, pas du tout, puisque le verre - la flûte en l'occurrence - est le philtre, l'ultime outil. Dans de telles circonstances, le cristal s'impose car plus tactile, plus sensuel. Et je casserai volontiers ma tirelire pour le verre de Lalique ou le Baccarat. Allez donc voir sur la Toile, histoire de rêver un peu... Moi, j'en reste bouche bée. Résultat, je n'attends plus que le moment crucial pour sortir mes vieux vins d'Aÿ, si capiteux, si voluptueux (millésime 1996) et si profonds que je les ai planqué en un lieu secret de ma cave.
